L’Association Limousine de Sauvegarde de l’Enfance et de l’Adolescence a été fondée le 15 janvier 1938. Elle est régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle a pour but la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence inadaptée sous quelques formes que ce soit.
Son action s’adresse également aux familles des enfants et des adolescents en difficulté, ainsi qu’aux jeunes majeurs.
Elle assure la prise en charge des mineurs et jeunes majeurs qui lui sont confiés par la Justice ou par toute collectivité publique.
Elle fonde ou gère tous services, établissements ou structures dont l’utilité se révélerait dans l’intérêt des jeunes en difficulté.
A ce jour elle gère un service administratif, la Direction Générale, et cinq services éducatifs :
- un service d’Action Educative en Milieu Ouvert
- un centre de Placement Familial Spécialisé
- un Service de Prévention Spécialisée
- le Trait d’Union
- un Centre Educatif Fermé
Elle emploie environ 180 personnes.
La Direction Générale
La Direction Générale a pour mission la mise en œuvre de la politique générale définie par le Conseil d’Administration de l’Association.
Elle assure, pour le compte de ces cinq services éducatifs, des fonctions de direction, d’animation technique et d’administration générale.
Elle met en œuvre avec et pour les Directeurs des services des missions d’accompagnement, de conseil et de gestion.
Le Service d’Action Educative en Milieu Ouvert
Sa mission est de mettre en œuvre dans le milieu familial et l’environnement des enfants et des adolescents qui lui sont confiés un accompagnement éducatif par le biais d’intervenants qualifiés (éducateurs spécialisés, psychologue, psychiatre).
Cet accompagnement vise à limiter et/ou à supprimer le danger potentiel ou avéré à l’origine de la mesure, à restaurer les liens familiaux, sociaux, scolaires ou professionnels et de manière générale, à permettre aux intéressés d’acquérir progressivement leur autonomie. Cette action s’inscrit dans une double mission de contrôle et d’aide. Il s’agit de protéger l’enfant ou l’adolescent en danger en le maintenant chaque fois que cela est possible dans son milieu naturel.
L’intervention éducative s’inscrit dans le cadre de la constellation familiale, et ne peut s’envisager sans tenir compte de l’environnement de l’enfant.
Son cadre d’intervention : La mesure d’Action Educative en Milieu Ouvert est ordonnée par les magistrats de l’enfance au titre des article 375 et suivants du Code Civil relatifs à l’assistance éducative, du décret du 18 février 1975 relatif à la Protection Judiciaire des Jeunes Majeurs et dans le cadre de l’article L.221-1 du Code de l’Action Sociale et des Familles.
Ce service prend en charge jusqu’à 355 mesures individuelles.
Le Centre de Placement Familial Spécialisé
Sa mission est d’assurer aux enfants et aux adolescents qui lui sont confiés un accueil au domicile d’une assistante maternelle ou sous des formes d’hébergement diversifiées et de mettre en œuvre un accompagnement éducatif par le biais d’intervenants qualifiés (éducateurs spécialisés, assistantes sociales, psychologue, pédopsychiatre).
Cet accompagnement vise à limiter et à supprimer le danger en raison duquel une mesure de protection a semblé nécessaire, à restaurer les liens familiaux, sociaux, scolaires ou professionnels et de manière générale à permettre aux intéressés d’acquérir progressivement leur autonomie.
Son cadre d’intervention : La mesure de placement est ordonnée par les magistrats de l’enfance au titre des articles 375 et suivants du Code Civil relatifs à l’assistance éducative, de l’ordonnance du 2 février 1945 concernant l’Enfance Délinquante, du décret du 18 février 1975 relatif à la Protection Judiciaire des Jeunes Majeurs et dans le cadre de l’article L.221-1 du Code d’Action Sociale et des Familles.
Ce service prend en charge 150 enfants et adolescents qui sont confiés chez environ 80 assistantes maternelles.
Le Service de Prévention Spécialisée
Sa mission est de mener des actions visant à favoriser la socialisation, la promotion et l’insertion des jeunes en difficulté ou en rupture avec leur milieu par le biais de techniques et méthodes spécifiques :
présence sociale et travail de rue,
accompagnement éducatif et social,
animation socio-éducative,
des actions interinstitutionnelles et partenariales,
actions d’insertion.
Ces actions sont mises en œuvre par le biais d’intervenants qualifiés (éducateurs spécialisés, animateurs socio-éducatifs) qui prennent l’initiative d’aller à la rencontre des jeunes en respectant :
l’absence de mandat nominatif,
la libre adhésion des jeunes et le cas échéant, de leurs familles,
le respect de l’anonymat.
Son cadre d’intervention : L’intervention du service de Prévention Spécialisée s’exerce dans le cadre de l’arrêté ministériel du 4 juillet 1972 relatif aux clubs et équipes de Prévention Spécialisée et de l’arrêté départemental n°97-1270 du 24 septembre 1997.
Le Trait d’Union
Voir fiche Action du REAAP
Le Centre Educatif Fermé
Les missions :
Les jeunes accueillis au CEF seront des adolescents, de 13 à 16 ans, qualifiés de « difficiles, en rupture, marginaux, incasables » qui présentent la particularité de refuser les codes institutionnels en développant parallèlement des conduites antisociales génératrices d’un sentiment d’angoisse et d’insécurité pour la société.
Le projet éducatif proposé par l’ALSEA vise à combiner de façon la plus pertinente possible,
l’action éducative, les soins, le soutien psychologique,
la remise à niveau scolaire avec les apprentissages des acquis fondamentaux,
l’insertion sociale et professionnelle,
le maintien des liens familiaux et leur développement.
dans un cadre suffisamment contenant afin de permettre le ré apprentissage des règles élémentaires de la vie en société, la découverte de la véritable liberté individuelle et de la notion de responsabilité.
Cet établissement a une mission de service public. Il propose, dans le cadre pénal, une action éducative intensive autour d’un projet individualisé, adapté à la situation de chaque mineur, en lien très étroit avec les magistrats et les services de la protection judiciaire de la jeunesse pendant et après l’accueil du mineur.
Le caractère fermé du centre ne réside pas uniquement dans une matérialisation de la fermeture, comme les portes verrouillées, des barreaux aux fenêtres : c’est le non-respect des obligations posées par le magistrat qui peut conduire à l’incarcération.
La finalité visée est l’intégration dans l’environnement social ordinaire de mineurs délinquants.